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Photo of bracelet-tzong-aux-masques-en-jade-1707

 

CHINE ARCHAÏQUE/IMPÉRIALE
BRACELET TZONG AUX MASQUES EN JADE
Néolithique (3300 - 2050 av. J.-C.)

Appartenu à un diplomate français en poste à l’ambassade de France à Pékin dans les années 80.

 

Objet :
Nº 1707
Matière :
Pierre
Mesures :
Diam: 9 cm

Description :

Bracelet aux masques de jade néphrite de couleur jaune. La couleur jaune est due à des dépots probablement ferreux présents dans le sol. Le bracelet de forme légèrement irrégulière est légèrement carré aux angles. Quatre motifs de Taotié très finement ciselés insérés dans des rectangles en relief sont placés aux angles. On y lit clairement les deux grands yeux, le nez et la bouche. Bel obejt de collectionneur

La culture de Liangzhu (vers 4300- 2400, région de Shanghai), déjà très stratifiée, a livré de nombreuses sépultures qui témoignent de l'exceptionnelle maîtrise atteinte par les tailleurs de jade dans les riches terres du delta du Yangzi. Ce savoir-faire a été célébré dès l'Antiquité où le réemploi des jades archaïques de Liangzhu se pratiquait souvent, avec parfois un travail complémentaire surajouté. On peut parler d'un art du jade, tant les formes produites sont subtiles dans les cultures du Néolithique  et ce aussi jusqu'au Sud-est de la Mongolie. Cette pierre très dure est découpée suivant des formes géométriques pures et avec éventuellement des motifs semblables harmonieusement répartis, et le tout parfaitement poli. Ce travail ne pouvait se faire que par frottement, abrasion et polissage. La matière composite du jade, extrêmement dure, a été manifestement choisie en fonction de considérations symboliques qui valorisent la pureté associée à la dureté, et un grand nombre de valeurs propres à la culture chinoise. On attribua au jade dans les cultures qui suivirent la propriété de protéger le corps le temps nécessaire à la migration vers le monde des ancètres, ou mieux, parmis les immortels.