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€ 58 000 - £ 51.79 - $ 66.15 - C$ 86.47

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ANCIENNE ÉGYPTE
MASQUE DORÉ DU FAYOUM
PÉRIODE GRÉCO-ROMAINE (30 AV. - 395 APR. J.-C.) ET COPTE (395 - 642 APR. J.-C.)
Objet certifié authentique et vendu avec certificat d'expert. Satisfait ou remboursé.
Objet :
Nº 530
Matière :
Gesso-plâtre, Or
Genre :
Rituel funéraire
Mesures :
Hauteur: 18 cm - Largeur: 13 cm - Épais: 10 cm
Bibliographie :
Publié dans « Collecting Masterpieces », Part one, de Beryl Cavallini, page 104 - 105

 

Le masque est en toile de lin encore visible sur l’arrière, stuqué et peint par application de feuille d’or selon la méthode pharaonique des cartonnages. Les yeux, la bouche et le nez sont peints en rouge et en noir. Quelques cheveux du propriétaire sont visibles. Le visage à l’aspect triangulaire marqué d’un menton proéminant, est typique du Fayoum et le portrait traité en ronde bosse, est déjà entaché du rite romain. L’imago, était moulé sur le visage même du défunt, peinte par un polinctor spécialisé, et parfois garni de vrai cheveux comme ici.Ce masque aux yeux perçants, a un profil aquilin et racé qui le distingue de tous les autres. La plupart de ces objets ont un air absent et bovin qui les dessert largement. Pas celui-ci. Cette habitude des Égyptiens de couvrir d’or certains masques de momies était un hommage à la couleur de la chair des dieux. Symbole de la couleur du soleil à son zénith, il représentait un moment appartenant à l’éternel qui ne ternit jamais. L’or étant un métal inaliénable on l’utilisait lors du rite funéraire car on savait qu’il aurait protégé la tête du défunt à tout jamais. C’était de la plus grande importance, puisqu’elle était le siège de l’individualité, un élément clé de la philosophie des Égyptiens, qu’ils tenaient à mettre en valeur lors du passage périlleux dans l’au-delà. Cette coutume qui se poursuivra jusqu’à l’époque romaine évoluera pourtant considérablement. Alors que les Égyptiens cherchaient par ce moyen à célébrer le passage vers la vie éternelle, les Romains eux optèrent pour une célébration de la vie terrestre du défunt. A Rome, on avait coutume d’exposer le masque aux côtés du défunt dès la constatation du décès, pour le faire suivre ensuite jusqu’au tombeau, où il était placé sur la momie. Ces imagines que l’on préparait souvent de son vivant, pouvaient aussi servir lors des funérailles d’un autre membre de la famille. C’est alors qu’on les sortait de leur Naos, une sorte d’édicule, pour les associer aux cérémonies domestiques. Le masque est fabriqué sur une base en toile de lin encore visible sur l’arrière. Il a ensuite été stuqué sur le visage même de son propriétaire par un polinctor spécialisé et peint par application de feuilles d’or selon la méthode traditionnelle utilisée pour les pharaons. Quelques cheveux du propriétaire ont été collés, c’était l’habitude pour mieux personnaliser le masque. Le visage a une forme triangulaire assez marquée qui est typique des portraits du Fayoum et il est visiblement entaché des caractéristiques stylistiques du rite de l’époque romaine. Attention, il vous regarde !

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