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ANCIENNE ÉGYPTE
SARCOPHAGE EN BOIS PEINT
IIIè PÉRIODE INTERMÉDIAIRE/BASSE ÉPOQUE (1077 - 332 AV. J.-C.)
Objet certifié authentique et vendu avec certificat d'expert. Satisfait ou remboursé.
Objet :
Nº 155
Matière :
Gesso-plâtre, Bois
Genre :
Rituel funéraire
Mesures :
Hauteur: 179 cm - Largeur: 53.5 cm - Épais: 41 cm
Bibliographie :
Publié dans « Collecting Masterpieces - Part One » de Beryl Cavallini, pages 64 - 65

 

Sarcophage complet en bois stuqué et peint. Visage peint en vert couleur de la chair d’Osiris, symbole de renouveau et de renaissance, et encadré d’une longue perruque, deux oreilles proéminentes, deux pans tressés, barbe postiche. Tous les éléments du visage sont rapportés et fixés à l’aide de chevilles en bois d’époque. Trois scarabées symbolisant l’éternel recommencement sont disposés autour du visage. Large collier Ousekh. Le décor inférieur est composé d’un soleil ailé, des dieux Anubis, Ptah et Osiris. Un texte hiéroglyphique court est peint entre les dieux qui signifie : “Le Dieu bon qui gouverne la Haute et la Basse Égypte.” Le jonc symbolisant la Haute Égypte et l’abeille la Basse Égypte, apparaissant ensemble, ils représentent le domaine du Pharaon, le souverain de la Haute et de la Basse Égypte. Sur les côtés du sarcophage on observe deux ibis, symbole du dieu Thot, protecteur des scribes et de l’écriture, et au dos un cartouche peint en noir. Excellent état de conservation.

Il est évidemment très rare de trouver un sarcophage complet ailleurs que dans un musée. Ce sarcophage bien conservé est en bois stuqué puis peint, et il a tous ses éléments fixés avec ses chevilles d’époque. L’utilisation de la couleur verte comme l’eau du Nil pour peindre le visage est doublement un symbole de renaissance car c’est aussi celle de la chair d’Osiris, un dieu qui permet le renouveau de la végétation et le retour des crues. Cette représentation du défunt porte la barbe postiche de l’aristocratie ainsi que la longue perruque, cette dernière étant aujourd’hui partiellement manquante. Ses oreilles qui dans l’ancienne Égypte servent à voir plutôt qu’à entendre sont de très grande taille. Trois grands scarabées marron entourés de noir, incarnant l’éternel recommencement, sont disposés autour du visage. Sur le buste un long collier Ousekh à multiples rangs est déployé : il sert en tant qu’amulette à libérer le mort de ses entraves. A mi-hauteur du décor, un soleil ailé représentant Aton, surplombe un épisode du rite des morts. Sur la gauche, le chacal sous sa forme du dieu psycopompe Anubis, (devenu après la période de l’Ancien Empire le dieu gardien des tombeaux et de l’embaumement), est agenouillé face à la déesse de la justice et de la vérité : ils pèsent l’âme du défunt avec une balance car ils sont chargés de l’amener devant le tribunal présidé par Osiris. Celui-ci se trouve au registre inférieur, debout en position momiforme, de profil, ce qui signifie qu’il a vaincu la mort. Il est bien reconnaissable à sa haute couronne de la Haute Égypte. Osiris qui protège les morts est face à Nephtys sa femme dans le monde souterrain. Le court texte hiéroglyphique placé entre eux parle du «bon dieu qui gouverne la Haute et la Basse Égypte». En effet le jonc qui y symbolise la Haute Égypte, et l’abeille la Basse Égypte lorsqu’ils sont présentés ensemble définissent la totalité du royaume du pharaon. Sur les côtés du sarcophage deux ibis symbolisent le dieu Thot, protecteur des scribes et de l’écriture, mais c’est aussi l’oiseau qui ira visiter les lieux que le défunt préférait de son vivant. Ce sarcophage remplit donc bien sa mission d’intercéder lors du passage vers la vie éternelle. Pour obtenir celle-ci il faudra que le corps du défunt soit bien conservé grâce à la momification, que son kâ soit justifié, c’est à dire qu’Osiris reconnaisse l’exemplarité de sa vie sur terre par le passage de la pesée de l’âme. Pour finir il faudra que ce même Kâ soit alimenté pour ne pas mourir de faim et de soif. Ce sarcophage fait partie des trésors de Galerie Golconda.