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CAITYA DE STUPA : LE GRAND DÉPART DE BOUDDHA

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Caitya (en sanscrit signifiant « digne d’être vénéré ») à un étage utilisé comme pignon de Stupa. Schiste gris vert foncé typique des vallées du Gandhâra, sculpté en ronde bosse. Pièce de grande qualité. Manques, pas de restauration visible, dépôts calcaires et érosion dus à l’ancienneté.Le Prince Siddhârta Gautama, né au VIè s. avant J.-C. , a grandi dans l’enceinte du riche palais familial, à l’abri du monde. A l’âge de 29 ans, il découvre pour la première fois la maladie, la vieillesse, la souffrance et la sagesse. C’est le fameux épisode des “Quatre Rencontres”. Cette allégorie est représentée sur ce bas-relief par les quatre visages surplombant le prince. On le voit ici se mettre en route pour “Grand Départ” vers une nouvelle vie qui le mènera à la réalisation spirituelle. Loin des siens, devenu un vagabond, le futur Bouddha cherchera les voies de la délivrance dans une vie d’ascète assis sous l’arbre sacré. Le futur Bouddha est ici représenté à cheval sous un dais princier en tissu souple. Les Yaksha dépêchés par les rois gardiens des quatre directions empêchent les sabots du cheval de toucher terre car il faut étouffer les bruits occasionnés par ce départ nocturne. Au devant du cheval, se trouve Vajrapani, le génie porte-foudre et fidèle compagnon du Sage. Sur le registre supérieur le prince est devenu le Bouddha méditant entouré de ses disciples. On remarquera la composition de type architectural qui permet de séparer très clairement par une balustrade à un étage les deux épisodes de la vie de Bouddha. Cette sculpture appartient à un caitya, un mot qui en sanskrit signifie «digne d’être vénéré», qui formait le pignon d’un stupa. A l’origine ceux-ci étaient les maisons naturelles des esprits, n’étant souvent que de simples arbres. Vers 200 av. J.-C., l’évolution de la doctrine fit construire des lieux de méditation très variés, qui pouvaient être minuscules ou gigantesques, simples ou extrêmement riches. On les reconnaît à leur silhouette à faîte convexe, et c’est le seul édifice cultuel dans lequel le bouddhisme s’est toujours retrouvé, car il sert à contenir des reliques : on ne connait en effet aucun stupa qui soit creux avant le VIè siècle. L’arrière du bas-relief qui est plat était appuyé contre l’anda, l’«oeuf» qui est le toit en forme de dôme surmonté d’une hampe se finissant par le parasol symbolique. On accédait aux stupa d’ Afghanistan et du Pakistan par quatre escaliers disposés en croix. Ce bas-relief est un merveilleux témoin de la ferveur bouddhiste de ces régions.

 


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