Museum quality archeology - rare jewels - wonders from history

CUPIDON SCULPTÉ SUR UN SARCOPHAGE EN MARBRE ROMAIN

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Cupidon ailé, nu, en position debout regardant vers la droite, sculpté en bas relief sur une plaque de marbre blanc fin de grande qualité à finition lisse. Une frise décorative au motif répété de strigile prolonge ce fragment de sarcophage. Au dos présence bien visible de marques anciennes et régulières de burin. La statue de Cupidon est parfaitement lisible. Traces d’érosion normale dues à l’âge, manques et restauration ancienne qui n’entachent en rien la vraie beauté et le charme de cette pièce. Pièce fixée sur un socle amovible en métal.Depuis l’époque hellénistique on représente Éros, le dieu de l’amour, comme un chérubin ou comme à l’époque Baroque tel un putto, un petit d’homme. Les Romains l’appelaient Cupidon, selon leur usage de renommer les dieux liés à leur héritage grec, lui laissant ses attributs de divinité de l’amour et de la passion. Fils de la déesse Vénus, il est son compagnon d’iconographie dans l’incarnation du désir. Celle-ci jalouse de Psyché, ordonna à Cupidon de la rendre amoureuse de l’homme le plus laid qui puisse exister. Or ce fut de celle ci que Cupidon tomba amoureux pour l’éternité, engendrant même une fille qu’on appela Volupté. Hésiode nous rapporte qu’Éros, en génie ailé représentant le désir, est une divinité bisexuelle dont les ailes sont recouvertes d’or. La mythologie classique en fera un des dieux primordiaux, protecteur des amours homosexuelles entre hommes, ce qui explique que nombre de ces statues étaient placées dans les gymnases et l’on notera à ce propos sur notre exemplaire la suite de lignes courbes héritée du strigile, cet instrument qui servait à racler l’huile dont on s’enduisait le corps pour le sport et la lutte. Notre Éros est placé sur un sarcophage, qui sont des tombeaux rectangulaires munis d’un couvercle ou l’on mettait les défunts qui avaient demandé à ne pas être incinérés. On en a fabriqué en pierre, en terre cuite, en plomb, en bois et même en verre mais le plus ancien sarcophage romain que l’on connaisse est celui en péperin de Scipion Barbatus (250 av. J.-C.) aux Musées du Vatican. C’est à partir de l’époque impériale, et surtout à partir d’Antonin que le sarcophage à relief devient d’usage courant. Il est intéressant de se rappeler que le mot sarcophage signifie en grec qui dévore la chair car on utilisait à l’époque une pierre particulière poreuse et volcanique provenant d’Assos, dont Pline l’Ancien raconte qu’il permettait aux corps de se consumer en l’espace de quarante jours. Ce beau reste d’un sarcophage romain en marbre participe au goût des Romains pour les bas-reliefs sur les monuments funéraires, qui savent aussi comme ici rester vivants et charmants.


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