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Photo of TROIS “DAMES DE PALAIS”EN GRANDE CONVERSATION
VENDU

€ EUR 78.000,00 - £ 65512.2 - $ 79544.4 - C$ 102180

Les achats doivent être réglés en Euros. Les autres devises sont indicatives
CHINE ARCHAÏQUE ET IMPÉRIALE
TROIS “DAMES DE PALAIS”EN GRANDE CONVERSATION
DYNASTIE TANG (618 - 906 APR. J.-C.)
Objet certifié authentique et vendu avec certificat d'expert. Satisfait ou remboursé.
Objet :
Nº 1136
Matière :
Poterie peinte, Terre cuite
Genre :
Rituel funéraire, Statue
Mesures :
Femme A- Hauteur: 47 cm - Largeur: 16.5 cm - Épais: 14.5 cm - Femme B- Hauteur: 45 cm - Largeur: 13.9 cm - Épais: 10 cm - Femme C- Hauteur: 43 cm - Largeur: 15 cm - Épais: 16.5 cm
Bibliographie :
Publiées dans « Collecting Masterpieces - Part One » de Beryl Cavallini, page 26 - 27

 

Bel et rare ensemble de trois courtisanes aux formes généreuses en terre cuite polychrome orange et verte. Visages délicatement dessinés au pinceau fin, joues fardées de rose intense selon le goût de l’époque, et chignons volumineux et excentriques. Robes amples assorties de gilets à larges manches flottantes qui recouvrent les mains. Toutes portent un chausson à corolle au pied droit et un chausson arrondi, type poulaine, au pied gauche.
Vers 730, en pleine période d’or de la dynastie Tang, une révolution esthétique s’opéra : les femmes en chair devinrent à la mode! L’empereur Xuanzong tomba fou amoureux d’une concubine aux formes très épanouies. Cela lança une nouvelle mode vestimentaire adaptée à sa corpulence et on opta pour des habits souples et larges qui étaient souvent composés de superpositions de voiles de soie transparents. Les manches étaient longues, larges et flottantes, afin de cacher les mains. On portait sur la robe une espèce de caraco souvent fleuri ou brodé qui couvrait la poitrine et qu’on appelait banbi. La coiffure devint très importante : on se mit à aimer les chignons très volumineux avec des formes excentriques, mais codifiées car chacun avait une forme et un nom précis. C’est à cette époque que les moines bouddhistes partis au Japon y enseigner leur religion, importèrent cette mode toujours en vogue aujourd’hui chez les geishas. Le maquillage fut renforcé, on aimait les joues très roses, la bouche était petite et très fardée, et les sourcils soulignés de noir pour rendre le regard plus attrayant. Même les chaussures furent réinventées : on portait des poulaines aux bouts relevés en pointe, sur lesquelles on mettait toutes sortes de décoration, des fleurs, des boules, et on n’hésitait pas comme ici à porter le pied droit différent du pied gauche. Nos trois dames de cour n’avaient donc pas peur de l’excentricité ! Ce magnifique et assez incroyable trio est tout à fait dans l’esprit sociable et joyeux des Tang. Comme on le voit la conversation est animée et les regards ainsi que les attitudes sont particulièrement bien étudiées. Chacune a bien son caractère, et quoi que ces statues n’aient rien de superflu elles communiquent merveilleusement ce moment d’intimité féminine. C’est un ensemble de grand collectionneur d’une poésie inégalable.

€ 78000 - £ 65512.2 - $ 79544.4 - C$ 102180

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