Museum quality archeology - rare jewels - wonders from history

PAIRE DE DANSEUSES TANG “EN VOYANT LES FÉES”

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Paire de statuettes représentant des jeunes filles en terre cuite peinte, coiffées du chignon à « double anneau en voyant les fées » et portant un collier de perles. Vêtues d’une robe longue nouée d’une large ceinture à fleur sous la poitrine et retombant en corolles dentelées. Épaulettes relevées et manches à bouillonnés flottants. La palette picturale est riche et très bien conservée avec également des motifs végétaux et floraux qui décorent la robe. Les traits du visage sont dessinés au pinceau très fin. Un engobe blanc a permis d’uniformiser la surface avant d’appliquer la polychromie. Bon état de conservation. Possibles restaurations anciennes quoique invisibles.
J’ai longtemps rêvé de pouvoir présenter une paire de danseuses comme celles-ci. On peut être sidérés par cet accoutrement : cette coiffure si élaborée qu’on appelle «en voyant les fées», ce vêtement long et un peu raide, ces poulaines de folie… Les costumes sont uniques et surprenants avec leurs hautes épaules incurvées et rembourrées, leurs longues doubles manches qui touchent presque terre et laissent pourtant voir les mains ce qui est fort rare à l’époque. La robe elle-même est ici peinte de motifs colorés et joyeux d’inspiration végétale et fleurie tandis que la partie basse de la jupe a trois étages de flammes ou plumes, qu’on empesait pour qu’elles restent à l’horizontale. Aucun détail n’est oublié, du collier de perle à la ceinture joliment ornée d’une rosace. Certains spécialistes ont pensé que ces danseuses étaient en train d’exécuter une danse qu’on appelait la «mélodie du manteau de plumes aux couleurs de l’arc-en-ciel» très en vogue à l’époque de l’empereur Xuangzong qui régna entre 712 et 756. Une autre histoire que nous préférons raconte que l’empereur aurait rêvé sa favorite, la belle Yang Guifei dans cette mise, ce qui aurait donné lieu ensuite à la création de danses pour accompagner cette mode peu commune. Il n’en reste pas moins que la position hiératique est surprenante pour la période qui aime tant le mouvement jusqu’au réalisme le plus poussé. Quelques années plus tard vint la mode des Fat Ladies, le goût impérial pour les femmes enrobées chassant pour longtemps le mythe de ces danseuses élancées en fine terre cuite dignes d’un conte de fées.


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