Museum quality archeology - rare jewels - wonders from history

LA STATUE CHINOISE DE L’ÉLOQUENCE -PÉRIODE LIAO

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Sculpture en pierre rose foncé montrant des restes d’une peinture blanche ancienne. La divinité a pour monture un cygne aux ailes déployées. Son vêtement est bien dessiné, elle porte une élégante collerette typique de la période Song et elle est coiffée d’un diadème. Une belle harmonie se dégage de cet ensemble. Une cavité en forme de rectangle a été creusée dans son dos pour y déposer des petits rouleaux de prières. C’est une pratique bouddhiste pour consacrer les statues représentant une divinité. Excellent état de conservation.
Cette intéressante divinité au cygne est un héritage de la mythologie hindoue ou il est d’usage de la reconnaitre comme étant Savasrati. Une fois insérée dans le panthéon bouddhiste chinois, elle deviendra la gardienne de la loi céleste portant alors le joli titre de «déesse de l’éloquence». Originellement «déesse rivière» elle est associée à l’eau qui coule, à la musique, à l’écriture et au langage poétique dont elle est la protectrice. Le cygne symbole de la pureté et de la connaissance est son véhicule, tout comme il est celui de Brahmã, dont elle est à la fois la fille et la femme. Cet oiseau qui représente le souffle, la fluidité et le feu voit son symbolisme être aussi ancien en Inde qu’en Europe. Il fut apporté en Chine par le bouddhisme qui louera cet animal réputé savoir différencier le bon du mauvais. Cette statue en grès d’une attrayante couleur rose foncé l’a donc pour monture, originellement blanche comme en attestent des restes de peinture. Toute la représentation veut être symbolique et les nues sont omniprésentes. Ainsi la déesse porte t-elle une robe avec une grande collerette en forme de nuages. Pieds nus elle marche aussi sur un monticule constitué de volutes nuageuses disposées en pyramide. Le taoïsme de l’époque Song donnera une grande importance à la représentation de la nature, démontrant ainsi que les hommes ne sont qu’une petite partie du monde. Le visage bienveillant est replet, elle est parée d’un petit diadème, et sa coiffure tient en une surprenante calotte ornée de deux rouleaux haut posés sur la tête. La composition est un peu figée, c’est là une habitude de la statuaire Song. Mais la posture s’inscrit pourtant dans un joli mouvement, rigide certes, mais bien articulé. Une cavité de forme rectangulaire à été creusée dans le dos pour y déposer les petits rouleaux de prière selon la pratique bouddhiste qui consacre ainsi les statues représentant les divinités. C’est donc une statue dont l’histoire nous dit qu’elle a été vénérée.

 


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