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€ EUR 42.000,00 - £ 35139.3 - $ 42940.8 - C$ 55230

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CHINE ARCHAÏQUE ET IMPÉRIALE
GRAND CHEVAL BUVANT
DYNASTIE TANG (618 - 906 APR. J.-C.)
Objet certifié authentique et vendu avec certificat d'expert. Satisfait ou remboursé.
Objet :
Nº 1489
Matière :
Poterie peinte, Terre cuite
Genre :
Animaux, Rituel funéraire, Sculpture
Mesures :
Hauteur: 46 cm - Longueur: 56 cm
Bibliographie :
Publié dans « Collecting Masterpieces - Part One » de Beryl Cavallini, page 100 - 101

 

Cheval de grande taille en terre cuite moulée de couleur beige et recouvert d’un engobe de couleur chamois. Beaux restes de polychromie, la selle est de couleur orange et l’harnachement est peint en brun. Le cheval en position d’arrêt repose sur une terrasse et il est montré en train de boire, la bouche ouverte et la langue visible. Grande élégance de l’animal, la queue tressée comme il sied aux animaux appartenant à la noblesse. Griffures et signes d’usage dus à l’âge, restes de terre de fouille, très bon état. Possibles restaurations anciennes non visibles. Masterpiece de collection
Il y a de très intéressants points communs entre les dynasties Han et Tang. D’abord elles eurent toutes deux à contrôler un territoire immense qui eut besoin de plusieurs siècles pour se consolider géographiquement et politiquement. Cela les obligea à intégrer de multiples influences extérieures, autant sociales, économiques qu’artistiques. En même temps ces deux dynasties feront montre d’une profonde trempe créatrice avec l’invention à chaque fois d’un style d’art différent mais toujours doté d’une grande cohérence, dont l’esthétique codifiée est particulièrement sophistiquée. Pour chacune d’entre elles, la période précédente des Qin pour les Han, et des Sui pour les Tang ont été des périodes très autoritaires mais qui ont permis de renforcer les structures de l’appareil étatique. Les bonnes habitudes étant prises, les deux premiers Empereurs Han et Tang qui arrivèrent eux aussi au pouvoir par la force, restèrent tous deux à la postérité comme des Gaozu, des «illustres ancêtres». Les Tang maintenaient le calme aux frontières, en incitant leur aristocratie déjà métissée, à signer des alliances matrimoniales avec la noblesse des steppes. Cela fournit d’importants contingents de cavaliers car ces régions sont bien adaptées à l’élevage des chevaux qu’ont importait assez facilement par La Route de la Soie. Rapidement on construisit des haras impériaux et on développa l’élevage et la sélection des races, pour atteindre le chiffre considérable de 700 000 chevaux disponibles, au milieu du VIIè siècle. Ceux-ci vont révolutionner les options stratégiques des Empereurs, car en formant une sorte de front mobile de dimension énorme, ils rendront caduque l’utilité de la Grande Muraille des Han. C’est donc tout naturellement que les chevaux deviennent l’emblème de la dynastie Tang. Après qu’ils aient rendu de fiers services à la guerre on s’en accompagne jusque dans sa dernière demeure avec des statues spécialement imaginées à cet effet. Leur représentation qui reflète une connaissance parfaite de leur anatomie devient sensible et charnelle nous éloignant des représentations rigides de l’époque Han. Ces pur-sangs sont sans conteste parmi les chefs d’oeuvre de l’humanité et j’aime la délicate poésie de ce cheval buvant.

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