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AMÉRIQUE PRÉCOLOMBIENNE
IMPORTANT MASQUE PECTORAL MOCHICA DU PÉROU
ÉQUATEUR/ PÉROU - INCAS
MOCHICA DU PÉROU (300 avant/300 après J.-C.)
Objet certifié authentique et vendu avec certificat d'expert. Satisfait ou remboursé.
Objet :
Nº 1507
Matière :
Cuivre
Genre :
Rituel funéraire, Travail de métallurgie
Mesures :
Hauteur: 11 cm sans le socle et 18 cm avec le socle
Provenance :
Exposé au Musée de Montélimar - France
Bibliographie :
Publié dans « Collecting Masterpieces - Part One » de Beryl Cavallini, page 242 - 243

 

Exposé au Musée de Montélimar et publié dans le catalogue de l’exposition.

Cet important masque pectoral en cuivre oxydé présente une excellente patine, épaisse et riche en cuprite, qui lui donne cette couleur verte. Ce type de patine croûteuse que donne l’ancienneté est aussi due à la présence d’éléments salins dans le sol du désert péruvien. Composé d’une épaisse feuille de cuivre qui a été battue sur une forme en bois, ce masque est le portrait d’un haut dignitaire dont les yeux étaient autrefois en coquillage. Les Mochicas maîtrisaient fort bien la métallurgie puisqu’ils travaillaient non seulement l’or et l’argent, mais aussi le bronze qu’ils utilisaient pour faire des outils et des armes. Il semble incroyable que les européens durent attendre jusqu’à la fin du XVIIIè siècle, pour arriver à surpasser leur technique de la dorure du cuivre! Cette florissante culture, qu’on appelle aussi Moché (du nom de leur langue le Muchik), s’étendait entre 100 et 700 le long de la côte nord du Pérou actuel, dans les oasis côtières et sur les contreforts de la chaîne Andine. Vers 300 elle atteignit jusqu’à l’actuel Équateur, tenant plus de 600 km de côte et englobant différentes cultures qu’elle unifia peu à peu, comme les Vicùs, les Salinars et les Virù. Il semble que ce soit l’accumulation de tremblements de terre ainsi que des crues extravagantes du rio Moche liées à El Niño qui eurent raison d’eux vers le VIIIè siècle. Ce peuple qui ne connaissait pas l’écriture, utilisa son art comme un vrai vocabulaire esthétique, créant au fil du temps des cycles évolutifs bien distincts. Il y a peu de temps, en 1999, on a retrouvé une très belle sépulture, dite du seigneur de Ucupe à Huaca del Pueblo qui comportait un vrai grand trésor : là gisaient des lamas sacrifiés, des objets d’or et d’argent, mais aussi des diadèmes et des bijoux somptueux. Dans cette tombe, des masques similaires ont été trouvés, placés en paires l’un sur l’autre sur le visage de leur souverain défunt, tandis qu’un autre masque était fixé sur la poitrine. Retrouvés cousus sur un tissu sur lequel des pieds et des mains en métal avaient été ajoutées, on n’en a pas encore élucidé le symbole.

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