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PROCHE ET MOYEN-ORIENT
TÊTE EN ALBÂTRE DU ROYAUME DE SABA
MÉSOPOTAMIE / ANATOLIE / ARABIE
ANCIENNE COLLECTION DU PRINCE HOMAYOUN MIRZA MASS'OUD
Objet certifié authentique et vendu avec certificat d'expert. Satisfait ou remboursé.
Objet :
Nº 1777
Matière :
Albâtre
Genre :
Rituel funéraire, Sculpture
Mesures :
Hauteur: 19 cm

 

Tête masculine en albâtre blanc doré, sculpté en ronde bosse, le dos non travaillé. Visage caractéristique de la période et de la région, le visage alongé et parfaitement symétrique, le nez long et droit, les yeux et la bouche marqués par de simples incisions. Les sourcils sont insérés dans une protubérance horizontale qui traverse tout le haut du visage. L’albâtre est une pierre qui laisse pénétrer la lumière avec intensité. Elle se forme dans les grottes véhiculant l’eau par un processus géologique simple : celui des stalagmites. Pièce rare à la très ancienne patine. Présence d’une très intéressante ligne formant une croix de couleur ambrée dans la pierre.Ebréchures et petits manques dus à l’ancienneté. Excellent état de conservationCette tête d’homme en albâtre blanc doré héritée du monde arabe et sémitique pré-islamique représente bien les visages caractéristiques que l’on trouve dans les niches des stèles funéraires dite bétyles. Ces pierres rectangulaires dressées existent depuis le IV è millénaire chez les Sémites à Emar, Mari, Ebla Byblos, mais aussi chez les Nabatéens de Pétra, à la Kaaba à La Mecque qui sert de repère lors des circunambulations, plusieurs à Pétra et Palmyre, ou bien à Delphes en Grèce. Au début il n’y avait pas encore de statues mais des météorites qu’on adorait comme des idoles : tombées du ciel elles semblaient la claire manifestation d’un lien avec les divinités. La Genèse XXVIII, 18-22 retraçant l’histoire de Jacob, nous apprend que: «  levé de bon matin il prit la pierre qui lui avait servi de chevet, il la dressa comme une stèle et répandit de l’huile sur son sommet. A ce lieu il donna le nom de Béthel. Si Dieu est avec moi(…), si je reviens sain et sauf chez mon père, alors Yahvé sera mon dieu et cette pierre que j’ai dressée comme une stèle sera la maison de Dieu ». Ainsi ces pierres ne représentent pas dieu en soi, mais elles signalent sa présence. Avec le temps elles deviendront la figuration du fidèle matérialisant une prière éternelle, incarnant l’image même du défunt qui continue de vivre. Au cours de cette évolution symbolique, les visages évolueront vers une stylisation toujours plus raffinée.Ces visages d’Arabie du Sud sont habituellement symétriques, les traits taillés nettement, le nez est long et droit, les yeux droits et la bouche sont comme ici incisés, laissant les arcades sourcilières souligner un regard lointain et énigmatique qui renforce l’idée d’une présence symbolique. Le traitement est toujours de face, très géométrique, l’arrière du bloc constituant la statue étant évidé verticalement. La ligne orangée qui forme une croix très intéressante est un dépôt figé dans la masse de l’albâtre.Cette statue achetée à La Mecque dans les années 1930 appartenait au Prince Iranien Mirza Massoud, qui l’emmena avec lui à Londres en 1979. Né en 1886 à Ispahan, grand collectionneur d’art ancien, il est le petit fils de Naser Al Din Shah Qajar qui gouverna l’Iran de 1849 à 1896. Son père ne pouvant devenir Shah car sa mère n’appartenait pas à la dynastie Qajar, il resta gouverneur d’Ispahan de 1872 à 1907. Le prince Homayoun avait une réputation de bon vivant, chasseur émérite, il eut sept filles que les diplomates de la région appelaient les sept péchés capitaux, sans doute à cause de leur vie sociale de princesses plutôt extravagantes.         

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